{"id":981,"date":"2020-12-18T16:29:20","date_gmt":"2020-12-18T15:29:20","guid":{"rendered":"http:\/\/orcq.be\/histoire\/?p=981"},"modified":"2020-12-30T10:20:38","modified_gmt":"2020-12-30T09:20:38","slug":"la-marliere-a-orcq-ses-proprietaires-et-ses-hotes-illustres-i-1513-1803","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/orcq.be\/histoire\/2020\/12\/18\/la-marliere-a-orcq-ses-proprietaires-et-ses-hotes-illustres-i-1513-1803\/","title":{"rendered":"La Marli\u00e8re \u00e0 Orcq 1\u00e8re partie (1513-1803), ses propri\u00e9taires et ses h\u00f4tes illustres"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les photos peuvent \u00eatre agrandies par un simple clic.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Article publi\u00e9 en 2014 dans les M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 Royale d&rsquo;Histoire et d&rsquo;Arch\u00e9ologie de Tournai &#8211; Tome XIV Page 197 par Bernard Demaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a cinq si\u00e8cles, la ville de Tournai \u00e9tait conquise par Henri VIII. Le 13 ou le 14 septembre 1513, le souverain anglais \u00e9tablissait son quartier g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Orcq au ch\u00e2teau de la Marli\u00e8re. Cet anniversaire nous apparaissait \u00eatre une excellente occasion pour nous (re)plonger dans l\u2019histoire m\u00e9connue de cette magnifique propri\u00e9t\u00e9 depuis le XVI e si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019un point de vue \u00e9tymologique, le terme \u00ab marli\u00e8re \u00bb est la traduction picarde de \u00ab marni\u00e8re \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le lieu d\u2019o\u00f9 la marne est extraite. Durant l\u2019Ancien R\u00e9gime, le nom de \u00ab marli\u00e8re \u00bb d\u00e9signait le fief et seigneurie qui n\u2019\u00e9voluera que tr\u00e8s peu en superficie. C\u2019est seulement au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle que le fief donnera son nom \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 qui sera agrandie par la famille Crombez et qui n\u2019a que peu \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e depuis lors.<\/p>\n\n\n\n<p>Le statut juridique du fief initial n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clairement \u00e9tabli par les auteurs contemporains, c\u2019est pourquoi il nous paraissait n\u00e9cessaire de l\u2019\u00e9voquer au fil de cette publication dont l\u2019objectif est double. D\u2019une part, il s\u2019agira de pr\u00e9senter de mani\u00e8re chronologique les propri\u00e9taires successifs qui ont fait \u00e9voluer la seigneurie de deux bonniers et demi (soit environ trois hectares) du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle vers la vaste propri\u00e9t\u00e9 d\u2019une vingtaine d\u2019hectares que l\u2019on conna\u00eet aujourd\u2019hui. D\u2019autre part, seront \u00e9voqu\u00e9s dans le contexte historique, les \u00e9v\u00e8nements qui ont amen\u00e9 des h\u00f4tes illustres \u00e0 s\u00e9journer temporairement \u00e0 la Marli\u00e8re pour des raisons politiques ou militaires.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>I Henri VIII \u00e0 la Marli\u00e8re lors du si\u00e8ge de 1513<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le s\u00e9jour d\u2019Henri VIII \u00e0 Orcq est essentiellement bas\u00e9 sur une relation contemporaine des faits ainsi que sur les d\u00e9m\u00eal\u00e9s diplomatiques qui accompagnent la soumission de la ville de Tournai aux Anglais. Toutes ces informations \u00e9taient contenues dans le manuscrit 214 anciennement conserv\u00e9 \u00e0 la biblioth\u00e8que de Tournai. Bien que ce document ait disparu dans la tourmente de mai 1940, il fut int\u00e9gralement reproduit par Adolphe Hocquet. (<em>Tournai et l\u2019occupation anglaise<\/em>, Tournai, 1901, p. 69-97.)<\/p>\n\n\n\n<p>Sans trop s\u2019attarder sur les d\u00e9tails de l\u2019histoire du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, rappelons qu\u2019en 1513, une coalition comprenant le pape L\u00e9on X, le roi d\u2019Espagne Ferdinand d\u2019Aragon, l\u2019empereur d\u2019Autriche Maximilien et le roi d\u2019Angleterre Henri VIII avait ouvert les hostilit\u00e9s contre la France. Au mois d\u2019ao\u00fbt, Maximilien et Henri VIII, apr\u00e8s avoir pris, pill\u00e9 et d\u00e9truit Th\u00e9rouanne avaient d\u00e9cid\u00e9 de mettre le cap sur Tournai. La prise de la ville qui affaiblissait la France convenait tr\u00e8s bien \u00e0 Maximilien m\u00eame s\u2019il la laissait aux mains d\u2019Henri dont il savait tr\u00e8s bien qu\u2019il n\u2019en tirerait pas grand-chose.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la nuit du 9 au 10 septembre, un cur\u00e9 de village d\u00e9p\u00each\u00e9 par le Seigneur de Wannehain vint avertir le Magistrat de Tournai que les alli\u00e9s marchaient contre la ville. Les habitants des faubourgs se r\u00e9fugi\u00e8rent dans la ville avec b\u00e9tail et biens et on acheva de br\u00fbler les faubourgs et d\u2019abattre les arbres (afin que les assi\u00e9g\u00e9s puissent mieux observer les assi\u00e9geants). ( A. HOCQUET, <em>op. cit., <\/em>p. 73.) Dans la destruction disparurent l\u2019abbaye des Pr\u00e9s (Il s\u2019agit de l\u2019abbaye des Pr\u00e9s-Porcins qui se trouvait \u00e0 l\u2019emplacement de l\u2019actuel commissariat de police, Dr\u00e8ve de Maire) et la maladrerie du Val (Pr\u00e8s de la chapelle des L\u00e9preux situ\u00e9e Chauss\u00e9e de Lille). Talbot, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019arm\u00e9e anglaise, avait quitt\u00e9 Lille le mercredi 14 septembre pour venir camper \u00e0 une lieue de Tournai sur le Mont Dor\u00e9 au midi du Chemin de Lille entre Orcq et Marquain. Maximilien et Henri le suivaient. L\u2019empereur logea au presbyt\u00e8re d\u2019Orcq et Henri non loin de l\u00e0 \u00ab en une tour qui est une cense close d\u2019yawe \u00bb (entour\u00e9e d\u2019eau) (J. A. C. BUCHON, <em>Choix de chroniques et m\u00e9moires sur l\u2019histoire de France \u2013 Chronique de la Maison de Bourgogne par Robert Macqu\u00e9reau. Livre III, <\/em>Paris, 1838, p. 41). Il semble que l\u2019on doive lire \u00ab Mont d\u2019Orcq \u00bb qui se trouve en fait au nord de la Chauss\u00e9e&nbsp; de Lille. Il est possible que les arm\u00e9es venant de Th\u00e9rouanne soient arriv\u00e9es par le chemin du m\u00eame nom (Actuellement Chemin Willems), auquel cas le Mont Dor\u00e9 se trouvait bien au sud. C\u2019est d\u2019ailleurs ce que pense Desmons qui, en marge de ses notes manuscrites, \u00e9crit en face de Mont dor\u00e9 : Mont d\u2019Orcq (F. DESMONS<em>, Henri VIII et Tournai, <\/em>manuscrit d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 la biblioth\u00e8que communale de Tournai, non dat\u00e9 [d\u00e9but XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle]). Une autre source mentionne comme date de l\u2019\u00e9tablissement du quartier g\u00e9n\u00e9ral anglais \u00e0 Orcq le 13 septembre, soit un jour plus t\u00f4t (A. G. CHOTIN, <em>Histoire de Tournai et du Tourn\u00e9sis<\/em>, Tournai, 1840, t. 2, p. 87).<\/p>\n\n\n\n<p>Le 9 septembre, \u00e0 Flodden, dans le nord de l\u2019Angleterre, Jacques IV d\u2019Ecosse est d\u00e9fait par les Anglais et tu\u00e9 lors de la bataille. Sa cotte de mailles et ses gantelets d\u2019acier sont envoy\u00e9s \u00e0 Henri VIII qui les re\u00e7oit \u00e0 son campement de la Marli\u00e8re le 20 septembre. La cotte de maille sera montr\u00e9e \u00e0 Maximilien (J. S. BREWER, <em>Letters and papers, foreign and domestic, Henry VIII, <\/em>vol. 1: 1509-1514, Institute of historical research, 1920, p. 1023).&nbsp; Le texte \u00e9tant en anglais \u00ab coat \u00bb a \u00e9t\u00e9 traduit par \u00ab cotte de maille \u00bb mais ce mot peut aussi signifier le surtout armori\u00e9 port\u00e9 au-dessus de la cuirasse ou les deux ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 21 septembre, les pl\u00e9nipotentiaires tournaisiens charg\u00e9s de la reddition rencontr\u00e8rent les alli\u00e9s \u00e0 Maire dans le b\u00e2timent qui abritait le Baillage de Tournai. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019apprenant avec stup\u00e9faction qu\u2019ils devraient se soumettre \u00e0 Henri plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 Maximilien, ils demand\u00e8rent \u00e0 rencontrer ce dernier qui les re\u00e7ut au ch\u00e2teau des Mottes \u00e0 Froyennes (Le ch\u00e2teau des Mottes \u00e0 Froyennes d\u00e9pendait de l\u2019abbaye de Saint-Martin \u00e0 Tournai) o\u00f9 il r\u00e9sidait. Il \u00e9tait accompagn\u00e9 d\u2019Henri. Le roi et l\u2019empereur leur confirm\u00e8rent que Tournai serait investie par les Anglais. Il se peut qu\u2019entre le 14 et le 21 l\u2019empereur Maximilien ait quitt\u00e9 le presbyt\u00e8re d\u2019Orcq pour le ch\u00e2teau des Mottes. Une autre chronique situe cependant cette rencontre \u00e0 Orcq (J. A. C. BUCHON, <em>op. cit<\/em>., p. 45)  : \u00ab L\u2019empereur les voyant en son logis au villaige d\u2019Orcque en genoulx, sans en avoir piti\u00e9, leur dict : Entr\u00e9s, vous Tournisiens par trop incorrigibles\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le 23 septembre fut le jour de la capitulation mais laissons la place au chroniqueur en reprenant le texte reproduit dans le manuscrit 214 :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab <em>Le lendemain quy fut le vendredy, [donc le vingt-trois septembre] de l\u2019apr\u00e8s disn\u00e9, les quattre chiefz de ladicte ville&nbsp; avecq les deputez dessusdis et pluisieurs notables personnaiges de la ville en bon nombre tant de messeigneurs de l\u2019\u00e9glise comme aultres, se trouv\u00e8rent vers ledit Roy en son camp en dehors d\u2019Orque, du cost\u00e9 de la ville o\u00f9 il avoit fait tendre et dreschier une tente toute de drap d\u2019or \u00e0 forme de pavillon \u00e0 ung lion d\u2019or pardessus, laquelle estoit grande et fort riche et y avoit escript au dessus des bordures et rabastiaulx de alentour d\u2019icelle en lettre Romaine \u00ab Dieu et mon droict \u00bb et venant de son logis quy estoit la cense et maison de la Marli\u00e8re, appertenant \u00e0 Jacques de Cordes, se vint bouter soulz ceste tente accompaignie de grand nombre de ses princes en moult beaux et riches accoustremens <\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ce texte permet d\u2019affirmer que la capitulation a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e non loin d\u2019Orcq vers Tournai, dans une tente luxueuse \u00e9rig\u00e9e pour les grandes occasions. Arrivant \u00e0 cette tente, Henri venait de son logis provisoire, la maison ou le ch\u00e2teau ferme de la Marli\u00e8re appartenant \u00e0 Jacques de Cordes. Il faut aussi apporter une petite correction \u00e0 la relation des faits. En effet, la tente royale \u00e9tait surmont\u00e9e d\u2019un l\u00e9opard d\u2019or qu\u2019on retrouve dans les armes des Tudor et non un lion. Ce d\u00e9tail est d\u2019ailleurs confirm\u00e9 dans une autre chronique \u00e9voquant \u00ab ung luppart acroupy, grant comme ung chien, tout de fin or massief (J. A. C. BUCHON, <em>op. cit<\/em>., p. 47)\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dimanche 25, Henri VIII quitte Orcq vers dix heures du matin et fait son entr\u00e9e triomphale \u00e0 Tournai lors d\u2019un cort\u00e8ge somptueux. Les diff\u00e9rents auteurs ne citent plus Orcq ou la Marli\u00e8re par la suite, \u00e0 l\u2019exception d\u2019un seul d\u2019entre eux (C. G. CRUICKSHANK<em>, The english occupation of Tournay<\/em>, Oxford, 1971) mentionnant que les jours passant, comme on ne voyait pas de d\u00e9monstrations hostiles de la part des citoyens de Tournai, Henri fut d\u00e9sireux de mieux conna\u00eetre son nouveau peuple. Il part de son campement \u00e0 Orcq pour les quartiers moins s\u00fbrs de Tournai. Il quitte d\u00e9finitivement la cit\u00e9 le 13 octobre. <\/p>\n\n\n\n<p><strong> II Les \u00ab de Cordes \u00bb, seigneurs de la Marli\u00e8re au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019occupation anglaise de 1513 relat\u00e9e par un chroniqueur anonyme cite un certain Jacques de Cordes, seigneur de la Marli\u00e8re. Dans le pass\u00e9, plusieurs auteurs se sont pench\u00e9s sur la g\u00e9n\u00e9alogie de cette famille mais une synth\u00e8se plus r\u00e9cente a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 1979 (A. DE LANNOY, <em>Les sires de Cordes, marchands puis nobles, seigneurs du Biez, de la Marli\u00e8re et de Guissignies<\/em>, dans <em>Le Parchemin<\/em>, 1979, p. 433-468; 451). De Lannoy a \u00e9tudi\u00e9 de nombreuses familles importantes de la r\u00e9gion de Celles, Renaix et Leuze. Bien que les seigneurs de la Marli\u00e8re soient originaires de Tournai, il est probable qu\u2019ils descendent des \u00ab de Cordes de Waudripont \u00bb (Wattripont). Ce lien proche de la r\u00e9gion mentionn\u00e9e ci-avant explique pourquoi cet auteur s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 cette famille. Il expose la lign\u00e9e des \u00ab seigneurs de la Marli\u00e8re \u00e0 Orcq \u00bb comme ce qui suit :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques de Cordes (? \u2013 1533)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jacques de Cordes est \u00e9cuyer et seigneur de la Marli\u00e8re suite \u00e0 un achat fait le 2 mai 1503. L\u2019auteur n\u2019indique rien d\u2019autre sur cette seigneurie mais de plus amples informations sont fournies dans le <em>Livre des rapports du chapitre <\/em>(ARCHIVES DE LA CATH\u00c9DRALE DE TOURNAI [abr\u00e9g\u00e9 A.C.T.], <em>Livre des rapports du chapitre, <\/em>Registre 70, 1599, p. 14), mentionnant l\u2019\u00e9tendue de la seigneurie de la Marli\u00e8re qui est, en 1590, de deux bonniers et demi. Cette seigneurie d\u00e9pend du chapitre de la cath\u00e9drale de Tournai. Nous supposons donc qu\u2019au d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, elle disposait des m\u00eames statut et \u00e9tendue. Malheureusement, la destruction des archives de la cath\u00e9drale en 1566 lors des guerres de religion limite consid\u00e9rablement la collecte des donn\u00e9es relatives \u00e0 ce sujet. Jacques de Cordes \u00e9tait un marchand domicili\u00e9 \u00e0 Anvers en 1498 (et au moins jusque l\u2019an 1525). Il \u00e9pousa, en 1498, Marguerite Taets (ou Tasse), fille de Jehan, originaire de Tournai, avec laquelle il eut plusieurs enfants dont Jehan de Cordes. En 1535, il est qualifi\u00e9 de chevalier, il d\u00e9c\u00e8dera le 12 mai 1533.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jehan de Cordes (? &#8211; 1536)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Seigneur de la Marli\u00e8re, d\u00e9c\u00e8de le 11 juin 1536, Jehan de Cordes est inhum\u00e9 \u00e0 Anvers Notre-Dame. D\u2019un premier mariage avec Josine Van Groesdonck, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1534, naquit un fils, Jean de Cordes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean de Cordes (? &#8211; 1579)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jean de Cordes, seigneur de la Marli\u00e8re, est orphelin de m\u00e8re, il avait tout au plus neuf ans au moment du d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re et lorsque son oncle, Jacques de Cordes, devint son tuteur. Il&nbsp; \u00e9pouse Isabelle Preunen le 19 avril 1547 et d\u00e9c\u00e8de en 1579. Le couple a huit enfants mais aucun n\u2019est cit\u00e9 par de Lannoy en tant que seigneur de la Marli\u00e8re. Un des enfants \u00e9galement pr\u00e9nomm\u00e9 Jean (1549-1616), sans post\u00e9rit\u00e9, a adopt\u00e9 Jean Charles de Renialme, le fils a\u00een\u00e9 de sa s\u0153ur, Marie, qui avait \u00e9pous\u00e9 Ancelot (ou Lancelot) de Renialme. De Lannoy pr\u00e9cise que Jean Charles de Renialme est seigneur de la Marli\u00e8re. Cependant, le <em>Livre des rapports du chapitre <\/em>cite en juin 1590, dans le d\u00e9nombrement des fiefs mouvant de la Tr\u00e9sorerie, que : \u00ab La terre et seigneurie del Marli\u00e8re \u00e0 Orcq contenant deux bonniers et demi, occup\u00e9e par Jean de Cordes, fils de Jacques, pr\u00e9sentement par Jacques Frayere \u00bb. On ignore donc qui \u00e9tait le seigneur de la Marli\u00e8re entre 1579, l\u2019ann\u00e9e du d\u00e9c\u00e8s de Jean de Cordes et 1610, date approximative de la majorit\u00e9 de Jean de Cordes Renialme, n\u00e9 entre 1574 et 1578.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jean Charles de Cordes Renialme (1576-1641)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jean Charles de Cordes Renialme est seigneur de la Marli\u00e8re. Il contracte trois mariages successifs avec Isabelle Van der Dilft, Jacqueline de Caestre et Isabelle de Robiano. Il meurt le 18 ao\u00fbt 1641 et est inhum\u00e9 dans la cath\u00e9drale d\u2019Anvers. Il fut d\u2019ailleurs peint par Rubens en compagnie de sa deuxi\u00e8me \u00e9pouse. L\u2019attribution des tableaux \u00e0 Rubens n\u2019est pas certaine, en effet, certains auteurs pensent que ces peintures seraient plut\u00f4t l\u2019\u0153uvre&nbsp; de Van Dyck (<em>Rubens, l\u2019atelier du g\u00e9nie <\/em>: <em>Catalogue d\u2019exposition (14 septembre 2007 \u2013 24 janvier 2008)<\/em>, Mus\u00e9es Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 2007).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CORDES-JEAN-CHARLES-1.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CORDES-JEAN-CHARLES-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-992\" width=\"278\" height=\"347\" srcset=\"https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CORDES-JEAN-CHARLES-1.png 406w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CORDES-JEAN-CHARLES-1-241x300.png 241w\" sizes=\"auto, (max-width: 278px) 100vw, 278px\" \/><\/a><figcaption>Fig. 1 : Portrait de Jean Charles de Cordes Renialme (Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles).<\/figcaption><\/figure><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CAESTRE-JACQUELINE-1.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CAESTRE-JACQUELINE-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-993\" width=\"274\" height=\"347\" srcset=\"https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CAESTRE-JACQUELINE-1.png 424w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/DE-CAESTRE-JACQUELINE-1-237x300.png 237w\" sizes=\"auto, (max-width: 274px) 100vw, 274px\" \/><\/a><figcaption>Fig. 2 : Portrait de Jacqueline de Caestre (Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles).<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Tournai n\u2019est rest\u00e9e sous la domination anglaise que durant cinq ann\u00e9es. En 1518, Henri VIII la vend pour quarante mille \u00e9cus au roi de France, Fran\u00e7ois I<sup>er<\/sup>. En 1521, la ville est assi\u00e9g\u00e9e et conquise par les arm\u00e9es de Charles Quint; les remparts sont foudroy\u00e9s \u00e0 partir de l\u2019artillerie imp\u00e9riale plac\u00e9e devant le bois d\u2019Orcq (A. G. CHOTIN, <em>op. cit., <\/em>t. 2, p. 107). En 1549, Charles Quint et son fils, Philippe II, font leur entr\u00e9e solennelle \u00e0 Tournai en provenance de Lille. Toutefois, aucune indication ne permet de savoir si la Marli\u00e8re a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9e ou non par des personnages illustres \u00e0 cette occasion. Tournai devint espagnole et bon nombre de ses habitants se tournent vers la religion r\u00e9form\u00e9e. L\u2019ann\u00e9e 1566 est particuli\u00e8rement intense en incidents dramatiques. En effet, \u00e0 Orcq, \u00e0 la Marmite, Ambroise Wille organise de grands pr\u00eaches auxquels participent des foules consid\u00e9rables. \u00c0 Tournai, le 24 ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e, on assiste au \u00ab grand saccagement \u00bb (A. G. CHOTIN, <em>op. cit., <\/em>t. 2, p. 168) au cours duquel les archives de la cath\u00e9drale sont incendi\u00e9es. Entre-temps, la ville est gouvern\u00e9e par le Prince d\u2019Epinoy favorable aux h\u00e9r\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1581, l\u2019arm\u00e9e espagnole sous le commandement d\u2019Alexandre Farn\u00e8se, Prince de Parme, met le si\u00e8ge devant la ville dirig\u00e9e en l\u2019absence du Prince d\u2019Epinoy par sa valeureuse \u00e9pouse Christine de Lalaing. Le Prince de Parme investit Tournai le 4 octobre, il prend son quartier et loge \u00e0 Orcq au \u00ab ch\u00e2teau d\u2019Urtebize \u00bb (J. B. FLAMME, <em>Histoire de la ville de Tournai, <\/em>Tournai, 1849, p. 133) ou d\u2019apr\u00e8s un autre auteur, au \u00ab ch\u00e2teau d\u2019Hurtebize, au val d\u2019Orcq \u00bb A. G. CHOTIN, <em>op. cit., <\/em>t. 2, p. 197). Il semblerait bien qu\u2019Hurtebize et Marli\u00e8re se confondent. En effet, un plan du camp espagnol en 1581 (cf. fig. 3) montre que le Prince de Parme logeait \u00e0 la Marli\u00e8re et au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, Nicolas Fran\u00e7ois Desmartin, seigneur de la Marli\u00e8re \u00e0 partir de 1678, \u00e9tait aussi seigneur d\u2019Hurtebize. Toutefois, Nicolas Fran\u00e7ois Desmartin \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 seigneur d\u2019Hurtebize avant de devenir seigneur de la Marli\u00e8re. Il est donc probable qu\u2019on ait appel\u00e9 le ch\u00e2teau de la Marli\u00e8re \u00ab ch\u00e2teau d\u2019Hurtebize \u00bb apr\u00e8s que Nicolas Desmartin l\u2019ait acquis et que post\u00e9rieurement des historiens tels que Flamme et Chotin aient employ\u00e9 cette d\u00e9nomination \u00e0 l\u2019occasion d\u2019\u00e9v\u00e9nements ant\u00e9rieurs \u00e0 1678.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FARNESE-3-lettres.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FARNESE-3-lettres-1024x452.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-995\" width=\"768\" height=\"339\" srcset=\"https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FARNESE-3-lettres-1024x452.jpg 1024w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FARNESE-3-lettres-300x133.jpg 300w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FARNESE-3-lettres-768x339.jpg 768w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FARNESE-3-lettres-1536x679.jpg 1536w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FARNESE-3-lettres.jpg 1763w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/a><figcaption>Fig. 3 : \u00ab\u00a0Description du si\u00e8ge de la ville de Tournay\u00a0\u00bb (plan partiel) par Pierre Lepoivre, 1582 (Biblioth\u00e8que royale Albert Ier , Bruxelles)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ce plan situe l\u2019\u00e9glise d\u2019Orcq dont l\u2019axe principal est perpendiculaire \u00e0 la rue de l\u2019\u00e9glise. L\u2019\u00e9glise actuelle construite en 1782 est parall\u00e8le \u00e0 cette rue. \u00c0 la lumi\u00e8re de plans anciens tel que la carte de Ferraris, nous avions d\u00e9j\u00e0 pu \u00e9tablir que le nouvel \u00e9difice religieux avait \u00e9t\u00e9 reconstruit perpendiculairement \u00e0 l\u2019ancien (B. DEMAIRE, <em>Orcq \u00e0 la fin du XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle sur la carte de cabinet des Pays- Bas dite carte de Ferraris, <\/em>dans <em>Ligne 4, <\/em>n\u00b0 3, mai 2009, p. 17). Par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9glise, les tentes et le camp de Farn\u00e8se se trouvaient bien au c\u0153ur de l\u2019ancienne seigneurie. \u00c9tonnamment, on peut constater que deux ruisseaux convergent vers le point C. L\u2019actuel rieu d\u2019Orcq correspond \u00e0 la branche BC, quant \u00e0 la branche AC, elle existait encore au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle mais a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement canalis\u00e9e. La carte repr\u00e9sente \u00e9galement la Chauss\u00e9e de Lille dont le parcours est beaucoup plus sinueux qu\u2019aujourd\u2019hui, sans que l\u2019on ne sache si c\u2019\u00e9tait vraiment le cas ou bien la r\u00e9sultante d\u2019une importante approximation due aux faibles moyens techniques de l\u2019\u00e9poque. Ce document est probablement la plus ancienne repr\u00e9sentation du village.<\/p>\n\n\n\n<p><strong> III Les seigneurs de la Marli\u00e8re au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Faire relief \u00bb ou \u00ab relever un fief \u00bb ; il ne serait pas superflu de rappeler la d\u00e9finition de cette notion. Sous l\u2019Ancien R\u00e9gime, la notion de propri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait bien diff\u00e9rente de ce qu\u2019elle rev\u00eat actuellement. On \u00ab tenait \u00bb un fief d\u2019un seigneur de rang sup\u00e9rieur, celui-ci pouvait \u00eatre eccl\u00e9siastique comme c\u2019est le cas pour la Marli\u00e8re qui \u00e9tait tenue de l\u2019Office de la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale de Tournai. \u00c0 chaque d\u00e9c\u00e8s, soit de celui qui tenait le fief ou du seigneur \u00e0 qui lui appartenait, le tenant devait relever le fief moyennant paiement et faire le d\u00e9nombrement ou la&nbsp; description de ce dernier dans les quarante jours. Si ces formalit\u00e9s et paiement n\u2019\u00e9taient pas accomplis, il \u00e9tait alors d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9 du fief et un rempla\u00e7ant entrait en fonction.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Charles et\/ou Maximilien de Martigny<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier membre de la famille de Cordes ayant \u00e9t\u00e9 seigneur de la Marli\u00e8re \u00e9tait Jean Charles de Cordes Renialme, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1641. Cependant, la seigneurie a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e avant cette date car un d\u00e9nombrement des biens de l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 fait en 1628 informe que c\u2019est Charles de Martigny qui tient le fief:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab <em>Mr Charles de Martigny chanoine dudit Tournay tient en fief la Justice et seigneurie de le Marli\u00e8re, consistant en une maison, jardin, fossetz, chingles, bois, terres labourables et heritages gisans a Orcq , enclav\u00e9 au pouvoir et banlieu dudit Tournay, contenant deux bonniers et demy de grand ou environ. Y ayant deux hommages, hostes et tenables audit lieu d\u2019Orcq avecq plusieurs rentes seigneuriales de\u00fces et plusieurs fiefs en tenus, s\u2019y appertient audit fief d\u2019avoir bailly, lieutenant, juges cottiers sergeans, messiers et amendes de soixante sols loniens et endessous quand le cas y eschet<\/em>\u00bb. (A.C.T., <em>Rapport et d\u00e9nombrement des biens de l\u2019\u00e9vesch\u00e9 de Tournay tenus en fief du Roy, donn\u00e9 par Maximilien \u00e9vesque le 4<sup>\u00e8me<\/sup> de mars 1628, <\/em>registre 79).<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit de la premi\u00e8re description d\u00e9taill\u00e9e du fief de la Marli\u00e8re. Le d\u00e9nombrement laisse supposer que la seigneurie est d\u2019une certaine importance puisque plusieurs fiefs en d\u00e9pendent et que la justice y est rendue par un bailli, un lieutenant et des juges. Le mot \u00ab chingle \u00bb doit \u00eatre compris dans le sens de \u00ab cl\u00f4ture \u00bb. En utilisant comme r\u00e9f\u00e9rence le bonnier de Tournai \u00e9quivalant \u00e0 1,17 ha, la surface de la seigneurie est donc de 2,93 ha, soit environ trois ha. Des traces des tenants successifs du fief ont d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es dans un registre conserv\u00e9 aux A.C.T. (A.C.T., <em>Fonds de la Tr\u00e9sorerie, Registre des plaids du bailli et des hommes de fief et des juges cottiers de la seigneurie de la Tr\u00e9sorerie, <\/em>11 [num\u00e9ro provisoire], p. 5). Le 24 novembre 1635, <strong>Maximilien de Martigny <\/strong>fait relief du fief de la Marli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La famille Carpentier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 18 d\u00e9cembre 1635, Anne Carpentier demeurant \u00e0 Anvers, \u00ab fille \u00e0 procuration \u00bb (pour reprendre les termes exacts du texte) de Marguerite de Martigny, veuve d\u2019Adrien Carpentier compara\u00eet pour repr\u00e9senter sa m\u00e8re \u00e0 l\u2019occasion du d\u00e9c\u00e8s de messire <strong>Charles de Martigny<\/strong>, chanoine \u00e0 Tournai, afin de faire valoir ses droits sur le fief de Marquain et de la Marli\u00e8re. (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026, <\/em>p. 5).<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019agit-il d\u2019un d\u00e9nomm\u00e9 Maximilien ou Charles? L\u2019usage de ces deux diff\u00e9rents pr\u00e9noms est pour le moins \u00e9tonnant. Entre 1629 et le 16 novembre 1635, Maximilien de Martigny est parrain lors de quatre bapt\u00eames \u00e0 Orcq et Charles lors de deux. Il est probable que Charles et Maximilien de Martigny ne soient qu\u2019une seule et m\u00eame personne. Un n\u00e9crologue des chanoines de la Cath\u00e9drale de Tournai (HOVERLANT DE BEAUWELAERE, <em>Essai chronologique pour servir \u00e0 l\u2019histoire de Tournay, <\/em>Tournai, 1806, t. 9, p. 18-60), cite Antoine de Martigny devenu chanoine le 19 ao\u00fbt 1583 et ayant d\u00e9missionn\u00e9 en 1586. Cette m\u00eame ann\u00e9e, on cite aussi Charles de Martigny devenu chanoine le 21 juillet 1586. On peut donc supposer que Charles\/Maximilien de Martigny \u00e9tait un proche parent de Marguerite de Martigny.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 29 mars 1637, Anne Carpentier rel\u00e8ve le fief. Elle compara\u00eet \u00e0 nouveau devant les hommes de fief de la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale en son nom et celui de ses s\u0153urs Barbe et Charlotte, suite au d\u00e9c\u00e8s de leur m\u00e8re, Marguerite de Martigny (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026, <\/em>p. 7).<\/p>\n\n\n\n<p>Le 15 septembre 1637, les Consaux font abattre les bancs plaidoyables et le pilori nouvellement \u00e9tabli contre la maison de la Marli\u00e8re (F. HENNEBERT, <em>Eph\u00e9m\u00e9rides tournaisiennes, <\/em>Tournai, 1841, p. 18). Ce pilori a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 vers 1930 dans le parc par Denise Horlait, fille de Gaston Horlait qui avait achet\u00e9 la propri\u00e9t\u00e9 en 1920. Ce dernier le fait reconstruire pr\u00e8s de son habitation. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1000\" width=\"349\" height=\"487\" srcset=\"https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-4.jpg 698w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-4-215x300.jpg 215w\" sizes=\"auto, (max-width: 349px) 100vw, 349px\" \/><\/a><figcaption>Fig. 4 Le pilori de la Marli\u00e8re (Collection Mireille Beernaerts T&rsquo;Sas)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La fig. 4 montre Denise Horlait le jour de son mariage \u00e0 Orcq, en 1935 avec Robert T\u2019Sas. (Cette photo nous a aimablement \u00e9t\u00e9 transmise par M<sup>me<\/sup> Mireille Beernaerts T\u2019Sas, fille de Denise Horlait). Actuellement, ce pilori est \u00e0 nouveau d\u00e9mont\u00e9 car il est g\u00eanant pour la circulation des voitures des propri\u00e9taires. Notre espoir est qu\u2019il retrouve un emplacement \u00e0 partir duquel il serait \u00eatre admir\u00e9 de tous. (Au moment de transf\u00e9rer le texte sur le site Orcq.be &#8211; d\u00e9cembre 2020 &#8211; le pilori a \u00e9t\u00e9 redress\u00e9 dans la propri\u00e9t\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>Le 26 janvier 1640, Anne et sa s\u0153ur, Charlotte Carpentier, comparaissent devant les hommes de fief de la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale en qualit\u00e9 de tutrices et administratrices des personne et biens d\u2019Henri Carpentier, leur neveu, fils de leur fr\u00e8re Alexandre, de son vivant seigneur de Marquain et de la Marli\u00e8re (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026, <\/em>p. 9). Cette d\u00e9l\u00e9gation r\u00e9sulte d\u2019un acte testamentaire pass\u00e9 par feu le seigneur de Marquain, le 16 juillet 1639. Toutes deux sont admises \u00ab au relief de le seigneurie de la Marli\u00e8re \u00bb et pr\u00eatent ensuite le serment pertinent. Ce testament est \u00e9galement cit\u00e9 dans les notices g\u00e9n\u00e9alogiques de du Chastel indiquant qu\u2019Alexandre Carpentier est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 avant le 2 septembre de la m\u00eame ann\u00e9e (P. A. DU CHASTEL DE LA HOWARDERIES-NEUVIREUIL, <em>Notices g\u00e9n\u00e9alogiques<\/em> <em>tournaisiennes dress\u00e9es sur titres, <\/em>t. 1, Tournai, 1881, p. 566).<\/p>\n\n\n\n<p>Ne connaissant pas la date de naissance d\u2019Henri, nous ignorons quand il est devenu majeur et seigneur de la Marli\u00e8re mais il a \u00e9pous\u00e9 Marie Madeleine de Cordes le 12 septembre 1654 en la paroisse Saint-Jacques. Leurs deux premiers enfants, des fils, sont n\u00e9s \u00e0 Tournai \u00e0 la suite desquels sont venues s\u2019ajouter sept filles dont cinq sont n\u00e9es \u00e0 Orcq. L\u2019acte de bapt\u00eame, de l\u2019une des filles du couple, dans les registres paroissiaux d\u2019Orcq, nous apprend qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, le ch\u00e2teau poss\u00e9dait sa propre chapelle : \u00ab <em>Le 15 de d\u00e9cembre 1664 fut baptis\u00e9e en la chapelle du chasteau par la permission de Mgr le r\u00e9v\u00e9rendissime \u00e9v\u00eaque de Tournay, Anne Philippine de Carpentier fille de Henry et Marie Magdelaine de Cordes Sr de Marquain. Parain fut le viscomte d\u2019Odregnie Mgr Andr\u00e9 Philippe de Gand dit Villain paroissien de Nre Dame en Tournay. Marine de la paroisse de Sainct Jacques en Tournay <\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce stade, on peut reprendre une br\u00e8ve filiation de cette famille extraite de la g\u00e9n\u00e9alogie de Cordes: Adrien de Carpentier et Marguerite de Martigny (que du Chastel d\u00e9signe erron\u00e9ment par Marie de Montigny), dont : Anne, Charlotte, Barbe et Alexandre, dont Henri de Carpentier qui \u00e9pouse Marie Madeleine de Cordes, fille de Maximilien et d\u2019Antoinette le Clercq.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1673, Tournai a acquis le \u00ab Quart de Marquain \u00bb (F. DESMONS, <em>Extension territoriale du Tournaisis et de la banlieue de Tournai au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, <\/em>dans <em>Annales histoire arch\u00e9ologie de Tournai, <\/em>t. XIV, 1909, p. 1-33). Orcq, avant cette date, \u00e9tait limit\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest par le Rieu d\u2019Orcq et cette acquisition par la ville, dont Orcq d\u00e9pendait, a \u00e9tendu son territoire d\u2019une portion situ\u00e9e entre le Rieu et le Quennelet \u00e0 Marquain. Ce \u00ab Quart de Marquain \u00bb a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9 par Henri de Carpentier, seigneur de Marquain et de la Marli\u00e8re. En tant que lieutenant au r\u00e9giment royal de cavalerie wallonne et d\u00e9sireux de se mettre en \u00e9quipage, il a besoin d\u2019argent et a propos\u00e9 \u00e0 la ville de Tournai de lui racheter les droits seigneuriaux aff\u00e9rents au \u00ab Quart de Marquain \u00bb, soit cent cinquante hectares et six maisons, avec haute, moyenne et basse justice.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faudra attendre 1678 avant qu\u2019il ne soit fait mention de la Marli\u00e8re dans le <em>Registre des plaids<\/em>. Le 12 d\u00e9cembre de cette ann\u00e9e, le temporel de la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale constate que le fief n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 et que son d\u00e9nombrement n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fait depuis le d\u00e9c\u00e8s d\u2019Henri Carpentier (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026, <\/em>p. 134). Ce dernier avait vendu le\u00ab Quart de Marquain \u00bb en 1673. Son d\u00e9c\u00e8s se situe donc entre cette ann\u00e9e et 1678, mais sans doute plus proche de 1678, car le temporel de la Tr\u00e9sorerie n\u2019aurait probablement pas attendu cinq ans avant de r\u00e9agir \u00e0 un d\u00e9faut de relief.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La famille Desmartin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 22 d\u00e9cembre 1678, Nicolas Fran\u00e7ois Desmartin, \u00e9cuyer, seigneur d\u2019Hurtebize compara\u00eet devant le temporel de la Tr\u00e9sorerie pour y pr\u00e9senter le d\u00e9cret par lequel la terre et seigneurie de la Marli\u00e8re lui a \u00e9t\u00e9 adjug\u00e9e le 15 novembre 1678 par-devant le Lieutenant g\u00e9n\u00e9ral du Baillage de Tournai. Cette terre \u00e9tant tenue&nbsp; et relevant du temporel de la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale, il demande d\u2019en \u00eatre \u00ab adh\u00e9rit\u00e9 \u00bb. Apr\u00e8s acceptation, il pr\u00eate le serment d\u2019usage et devient le nouveau seigneur (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026, <\/em>p. 135). Il appartient \u00e0 la branche de Casau. Les armes de cette famille se d\u00e9crivent comme suit : d\u2019azur \u00e0, la bande d\u2019or, accompagn\u00e9 de deux \u00e9toiles du&nbsp; m\u00eame, \u00e0 six rais (ce sont les armes des Desmartin seigneurs du Foresteau) chez les Casau l\u2019\u00e9cu est bris\u00e9 par l\u2019adjonction d\u2019un croissant de sable pos\u00e9 sur le chef de la bande. Cimier : une gerbe de bl\u00e9 d\u2019or, li\u00e9e d\u2019azur (P. A. DU CHASTEL DE LA HOWARDERIES-NEUVIREUIL, <em>op. cit., <\/em>p. 644).<\/p>\n\n\n\n<p>Nicolas Fran\u00e7ois Desmartin, n\u00e9 \u00e0 Tournai, le 20 janvier 1651 d\u00e9c\u00e8de avant le 22 septembre 1700. Il \u00e9pouse \u00e0 Tournai en 1670 Anne Monique Fran\u00e7oise Hovine. Les six premiers enfants du <\/p>\n\n\n\n<p>couple naissent \u00e0 Tournai, le sixi\u00e8me, Jean Baptiste, le 20 mars 1679, soit quelques mois apr\u00e8s que les Desmartin deviennent propri\u00e9taires du fief. L\u2019enfant suivant, Marie Adrienne, nait \u00e0 Orcq le 19 d\u00e9cembre 1680, elle fut suivie par six fr\u00e8res et s\u0153urs tous n\u00e9s dans le village. Le couple a donc eu treize enfants. Les dates de naissance montrent que le couple s\u2019est install\u00e9 \u00e0 Orcq vers 1679- 1680.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre 1683 et 1685, un diff\u00e9rend oppose le seigneur d&rsquo;Hurtebise au Coll\u00e8ge des laboureurs de l\u2019ancien pouvoir de Tournai au sujet de tailles dues par la seigneurie de la Marli\u00e8re (ARCHIVES DE L\u2019\u00c9TAT A TOURNAI [abr\u00e9g\u00e9 A.\u00c9.T.], <em>Archives de la communaut\u00e9 d\u2019Orcq<\/em>, n\u00b0 35).<\/p>\n\n\n\n<p>N. F. Desmartins se d\u00e9fend en stipulant que le fief de la Marli\u00e8re n\u2019appartient pas \u00e0 la juridiction de la ville de Tournai mais rel\u00e8ve de la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale qui elle-m\u00eame d\u00e9pend imm\u00e9- diatement du roi \u00ab \u00e0 cause \u00bb de la cour de Maire en Tournaisis.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 12 mars 1695, \u00e0 la requ\u00eate de Fran\u00e7ois Carpentier, huissier de la chancellerie pr\u00e8s de la Cour du Parlement de Tournai et le 14 mars \u00e0 la requ\u00eate de Pierre de Groot, habitant \u00e0 Rumes, la Marli\u00e8re est saisie et \u00ab mise sous la main \u00bb pour d\u00e9faut de paiement de plusieurs dettes (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026, <\/em>p. 177). Ces probl\u00e8mes d\u2019argent se sont probablement r\u00e9solu, car Anne Monique Fran\u00e7oise Hovine rel\u00e8vera le fief apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong> IV Les si\u00e8ges de 1667 et de 1709<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les informations relatives aux h\u00f4tes de la Marli\u00e8re \u00e0 ces occasions sont peu nombreuses, d\u2019ailleurs, les donn\u00e9es se contredisent au sujet du si\u00e8ge de 1667.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le si\u00e8ge de 1667<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La prise de Tournai par Louis XIV en juin 1667 constitue un \u00e9pisode de la guerre de D\u00e9volution (1667-1668). La d\u00e9volution est une ancienne coutume braban\u00e7onne n\u2019autorisant que les enfants d\u2019un premier mariage \u00e0 h\u00e9riter de leurs parents (B. &nbsp;et &nbsp;M. &nbsp;COTTRET, &nbsp;<em>Histoire &nbsp;politique &nbsp;de &nbsp;l\u2019Europe &nbsp;XVI<sup>e<\/sup>-XVIII<sup>e<\/sup> &nbsp;si\u00e8cles,<\/em> Collection synth\u00e8se et histoire, Ophrys, 1996). Selon cette coutume, le roi de France a \u00e9mis des pr\u00e9tentions sur plusieurs provinces espagnole apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s du roi en 1665. L\u2019infante Marie Th\u00e9r\u00e8se, \u00e9pouse de Louis XIV, \u00e9tait la fille a\u00een\u00e9e issue de la premi\u00e8re union de Philippe IV d\u2019Espagne. D\u2019apr\u00e8s les clauses de son contrat de mariage, celle-ci n\u2019avait en principe aucun droit \u00e0 cette succession mais la dot pr\u00e9vue en contrepartie de son alliance n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 vers\u00e9e \u00e0 Louis XIV.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de cette guerre, Louis XIV avait pris Charleroi le 2 juin 1667 ainsi qu\u2019Ath, le 16. \u00ab Sa Majest\u00e9 campa \u00e0 la Capelle pr\u00e8s de Ligne le 20 juin\u00bb (P. DALICOURT, <em>La campagne royale ou le triomphe des armes de sa Majest\u00e9 \u00e9s ann\u00e9es 1667 et 1668, <\/em>2<sup>\u00e8me<\/sup> partie, Paris, 1668, p. 29). Par le terme \u00ab Capelle \u00bb, il faut entendre les villages actuels de Chapelle-\u00e0-Oie et Chapelle-\u00e0- Wattines (F. DESMONS, <em>La conqu\u00eate en 1667, <\/em>Tournai, 1907, p. 93). Le 21 juin, Louis XIV se rend vers les sept heures du matin devant Tournai. Le soir, il traverse l\u2019Escaut sur un pont form\u00e9 de bateaux assembl\u00e9s et fait disposer toute son arm\u00e9e pour le bivouac o\u00f9 il passe la nuit avec Monsieur, son fr\u00e8re. Le lendemain la tranch\u00e9e est ouverte et le roi passe les deux nuits suivantes au m\u00eame endroit. Dalicourt ne donne pas d\u2019information plus pr\u00e9cise quant au d\u00e9roulement de ces \u00e9v\u00e9nements. Par contre, en se basant sur un manuscrit du comte de Vuoerden (Desmons \u00e9crit \u00ab Woerden \u00bb tandis que le comte \u00e9crit lui-m\u00eame son propre nom \u00ab Vuoerden \u00bb. D\u2019autres auteurs l\u2019ont \u00e9galement \u00e9crit \u00ab Voerden \u00bb), Desmons raconte que Louis XIV se posta \u00e0 Orcq le 21, tandis qu\u2019une autre source pr\u00e9cise que le roi prend son quartier \u00e0 la m\u00eame date mais \u00e0 Froyennes (VANDEUVRES, <em>Relation de la guerre de Flandres en l\u2019ann\u00e9e 1667, <\/em>Paris, 1672, p. 49). Enfin, la seule histoire d\u2019Orcq publi\u00e9e \u00e0 ce jour, \u00e9crit (sans en mentionner les sources) que le soir du 21 juin, Louis XIV loge \u00e0 la Marli\u00e8re (O. COLLYNS, <em>Monographie d\u2019Orcq, <\/em>Publication \u00e0 compte d\u2019auteur, vers 1954, p. 146).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le si\u00e8ge de 1709<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de la guerre de Succession d\u2019Espagne (1701- 1714), les alli\u00e9s command\u00e9s par le prince Eug\u00e8ne de Savoie et le duc de Marlborough, prennent Tournai des mains des Fran\u00e7ais, le 28 juin 1709 ainsi que sa citadelle le 3 septembre. Sans en avoir la preuve absolue, on peut raisonnablement penser que le comte saxon Auguste Christoph von Wackerbarth (1662-1734), lieutenant g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019arm\u00e9e alli\u00e9e, a log\u00e9 \u00e0 la Marli\u00e8re \u00e0 cette occasion.&nbsp; Il est charg\u00e9 du commandement de l\u2019aile droite des forces du comte de Schulembourg dont la tranch\u00e9e d\u2019attaque se trouvait pr\u00e8s du ch\u00e2teau (A. TRIPNAUX, <em>Correspondance priv\u00e9e<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p> <strong>V Les seigneurs de la Marli\u00e8re au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La famille Desmartin (suite)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 22 septembre 1700, suite au d\u00e9c\u00e8s de son mari, Anne Monique Fran\u00e7oise Hovine se pr\u00e9sente en face des hommes de fief de la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale pour relever le fief de la Marli\u00e8re (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026, <\/em>p. 184). Elle d\u00e9c\u00e9dera \u00e0 Orcq le 14 juillet 1714.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1702, on fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Adrien Joseph des Martins, \u00e9cuyer, seigneur de Rosbecq, Hurtebize, la Marli\u00e8re. Il est le second fils d\u2019Anne Monique Fran\u00e7oise Hovine et de Nicolas&nbsp; Joseph Desmartin qui avait \u00e9pous\u00e9 la veuve Madame de N\u00e9bra (F. BRASSART, <em>La f\u00e9odalit\u00e9 dans le Nord de la France <\/em>: <em>histoire du ch\u00e2teau et de la ch\u00e2tellenie de Douai<\/em>, t. 1., 1877).<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9c\u00e8s en 1695 d\u2019Antoine, le fr\u00e8re a\u00een\u00e9 d\u2019Adrien, mettait donc ce dernier en position de devenir le nouveau seigneur. Le <em>registre des plaids <\/em>ne mentionne cependant pas qu\u2019il ait relev\u00e9 le fief mais nous verrons ci-dessous que des n\u00e9gligences ont \u00e9t\u00e9 commises dans les formalit\u00e9s \u00e0 accomplir pour relever le fief l\u00e9galement.<\/p>\n\n\n\n<p>En octobre 1716, Thomas Joseph Bonnet compara\u00eet \u00e0 la Tr\u00e9sorerie de la Cath\u00e9drale en tant que \u00ab curateur commis aux biens abandonn\u00e9s par les enfants de feu Dame anne monique fran\u00e7oise hovines Douairi\u00e8re d\u2019hurtebise tels que jean baptiste Desmartin, nicolas fran\u00e7ois joseph Desmartin, et damelle marie therese joseph Desmartin demts \u00e0 Orcq, gilbert grang\u00e9 en action de Damelle marie joseph Desmartin son \u00e9pouse, et la Damelle veuve du Sr albert Roupin en qualit\u00e9 de mere grande et tutrice legitime Des Enfans mineurs delaissez par feu le S<sup>r<\/sup> claude fran\u00e7ois joseph Desmartin et Reine marie Roupin vivant conjoincts\u00bb (A.C.T., <em>Registre des plaids \u2026, <\/em>p. 219). Le relief a \u00e9t\u00e9 fait avec un retard cons\u00e9quent puisque la veuve Desmartin \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e depuis plus de deux ans. Le r\u00e9quisitoire de Thomas Joseph Bonnet est d\u2019ailleurs \u00e9logieux \u00e0 ce sujet car il \u00ab s\u2019adresse \u00e0 vos Seigneuries les supplians estre servy de l\u2019authoriser \u00e0 faire ledit relief \u00bb pour \u00e9viter \u00ab par ce mo\u00ffen causer grand Domage et interest \u00e0 ladite curation \u00bb. Y a-t-il eu des ennuis financiers ou des n\u00e9gligences? Aucune raison ne justifie ce retard. Le relief est accept\u00e9 et le droit de soixante sols lonisiens est pay\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Du Chastel de la Howardries fait remonter la g\u00e9n\u00e9alogie des Desmartin (branche de Casau qui est celle d\u2019Orcq) au d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (.A. DU CHASTEL DE LA HOWARDERIES-NEUVIREUIL, <em>op. cit., <\/em>p. 644) mais il dit prudemment que \u00ab cette branche \u00e9tant fort obscure, avant 1632, je ne la prends sous ma responsabilit\u00e9 qu\u2019\u00e0 partir de cette date \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 l\u2019\u00e9poque du p\u00e8re de Nicolas Fran\u00e7ois Desmartin. Ne faut-il pas pr\u00e9ciser qu\u2019il avait pr\u00e9fac\u00e9 la reproduction d\u2019un ouvrage ancien affirmant que le grand-p\u00e8re de Nicolas Fran\u00e7ois \u00e9tait un valet du comte de Middelbourg! (P. DE LA HAMAYDE (\u20201711), <em>Le livre noir du patriciat tournaisien, <\/em>dans <em>Souvenirs de la Flandre wallonne<\/em>, t. III<em>, <\/em>2<sup>e<\/sup> s\u00e9rie, Douai, 1883, p. 9)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La famille Locquerelle et Louis Fran\u00e7ois Druez<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les circonstances de la mutation de propri\u00e9t\u00e9 du fief sont connues (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026,<\/em>p. 223). On fait savoir \u00e0 Nicolas Fran\u00e7ois Joseph Desmartins,&nbsp; fils demeurant alors au ch\u00e2teau de la Marli\u00e8re, qu\u2019en date du 18 mai 1688 ses parents ont \u00ab vendu chacun pour le tout au profit de l\u2019office de la Pr\u00e9sentation de Notre-Dame fond\u00e9e en la cath\u00e9drale de cette ville, cent cinquante livres tournois de rente h\u00e9ritable par an \u00bb et qu\u2019il \u00e9tait en d\u00e9faut de paiement de cette rente depuis seize ans. L\u2019huissier d\u2019armes \u00e0 cheval passe \u00e0 la Marli\u00e8re le 25 juin 1720 et fait commandement \u00e0 N. F. J. Desmartins de payer dans les trois jours. La dette n\u2019\u00e9tant pas apur\u00e9e, l\u2019huissier revient \u00e0 Orcq le 3 juillet pour saisir les b\u00e2timents et terres constituant le fief. La mise en vente est annonc\u00e9e \u00e0 la bret\u00e8cque de Tournai le 20 juillet 1720. Une premi\u00e8re offre de 3860 livres tournois est faite par Georges Vinchent. Apr\u00e8s avoir surench\u00e9ri, c\u2019est Etienne Delerue qui ach\u00e8te le fief pour 6145 livres 17 sols et 6 deniers tournois. Il \u00e9tait commandit\u00e9 par le sieur Fran\u00e7ois Locquerelle dit Le Riche qui devient le nouveau seigneur de la Marli\u00e8re. Six ans plus tard, le 20 juin 1726, celui-ci est anobli par Charles VI et obtient la permission de pouvoir transf\u00e9rer son titre, par faute d\u2019h\u00e9ritier m\u00e2le au fils de son fr\u00e8re (<em>Liste des titres de noblesse accord\u00e9s par les souverains des Pays Bas de 1659 \u00e0 1794<\/em>, Bruxelles, 1847). Les armes des Locquerelle sont d\u2019azur, au chevron d\u2019argent, accompagn\u00e9, en chef de deux coquilles renvers\u00e9es, et, en pointe, d\u2019une t\u00eate et col de loup, le tout du m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Locquerelle fait reconstruire le ch\u00e2teau entre 1720 et 1728 (A. PASTURE et F. JACQUES, <em>Une description des paroisses de Tournai,<\/em> Bruxelles, 1968). Puisqu\u2019il n\u2019a pas d\u2019h\u00e9ritier direct, le 10 mars 1739, il fait donation de la seigneurie de la Marli\u00e8re \u00e0 sa ni\u00e8ce, Marie Madeleine Locquerelle, \u00e9pouse de Louis Fran\u00e7ois Druez baptis\u00e9 en la paroisse de Saint Quentin le 28 mai 1715 (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026,<\/em>p. 278). Cette derni\u00e8re fait le d\u00e9nombrement du fief le 14 mars 1739 (A.C.T., <em>Fonds des localit\u00e9s, Orcq, <\/em>n\u00b0 672). Fran\u00e7ois Locquerelle meurt dans la paroisse Saint-Jacques le 25 septembre 1739. Les armes des Druez sont, de sable, au sautoir d\u2019argent, cantonn\u00e9 de quatre \u00e9toiles du m\u00eame \u00e0 six rais.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 14 janvier 1754, Marie Madeleine Locquerelle d\u00e9clare \u00ab se d\u00e9sh\u00e9riter, d\u00e9saisir et d\u00e9vestir du fief et seigneurie de la Marli\u00e8re au profit de celuy, ceux ou celles qu\u2019elle a dispos\u00e9s ou disposera par testament ou autres dispositions \u00bb (A.C.T., <em>Registre des plaids\u2026,<\/em>p. 301). C\u2019est la derni\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la Marli\u00e8re dans le <em>registre des plaids<\/em>. Le 10 mars 1748, L. F. Druez est parrain de Louise B\u00e9ghin, \u00e0 cette occasion, il est qualifi\u00e9 de \u00ab Toparcha de la Marli\u00e8re \u00bb soit \u00ab Seigneur de la Marli\u00e8re \u00bb. Le 7 octobre 1765, M. M. Locquerelle est inhum\u00e9e&nbsp; dans le ch\u0153ur de l\u2019\u00e9glise d\u2019Orcq. Quant au \u00ab toparcha in Marquain et de la Marli\u00e8re \u00bb, il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Orcq le 27 ao\u00fbt 1771 et est inhum\u00e9 dans ce m\u00eame lieu (A.\u00c9.T., <em>Registres des d\u00e9c\u00e8s de la paroisse d\u2019Orcq, <\/em>27 ao\u00fbt 1771). Lors de la construction de la nouvelle \u00e9glise en 1782, la plaque tombale des \u00e9poux Druez-Locquerelle est replac\u00e9e dans le ch\u0153ur mais actuellement un plancher la recouvre et la rend inaccessible.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le chevalier de Bonnes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le chevalier de Bonnes est seigneur de la Marli\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Marie Th\u00e9r\u00e8se (HOVERLANT, <em>op. cit, <\/em>1812, t. 102, p. 73). \u00c0 l\u2019exception des \u00e9crits d\u2019Hoverlant, aucune autre r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce personnage n\u2019a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e. Lors du d\u00e9c\u00e8s de L. F. Druez en 1771, Nicolas Toussaint, cur\u00e9 d\u2019Orcq, le qualifie de seigneur de la Marli\u00e8re. Charles Eug\u00e8ne Benoist vend la propri\u00e9t\u00e9 en 1782. Il est donc possible qu\u2019apr\u00e8s la mort de L. F. Druez, la Marli\u00e8re soit pass\u00e9e au cours de ce laps de temps de onze ans entre les mains de deux propri\u00e9taires diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Charles Eug\u00e8ne Marie Benoist de Gentissart<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Eug\u00e8ne Beno\u00eet de Cond\u00e9 ach\u00e8te des lettres de baron et devient propri\u00e9taire de la Marli\u00e8re. Il transf\u00e8re ensuite sa propri\u00e9t\u00e9 au comte de Woestenraedt (HOVERLANT, <em>op. cit., <\/em>t. 102, p. 73). Lors de la vente du terrain par de Woestenraedt \u00e0 Lefebvre et Declercq (A.\u00c9.T., <em>Bureau de l\u2019enregistrement de Tournai, <\/em>vol. 18, n\u00b0 144), l\u2019origine de propri\u00e9t\u00e9 mentionne que de Woestenraedt l\u2019a acquise le 13 novembre 1782 de Charles Eug\u00e8ne Marie Besnoit de Tournai. Ceci confirme donc les propos d\u2019Hoverlant.<\/p>\n\n\n\n<p>Charles Eug\u00e8ne Marie Benoist de Gentissart (Cond\u00e9, 7 avril 1741 &#8211; Tournai, 25 novembre 1804), obtient le titre de baron le 16 septembre 1778. Il \u00e9pouse en premi\u00e8res noces, le 28 mai 1764, Marie Louise Henriette Visart de Bocarm\u00e9 et en secondes Isabelle Marie Th\u00e9r\u00e8se Caroline de Wulf, le 6 novembre 1779.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le chanoine comte Jean Christian de Woestenraedt<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le comte Jean Christian de Woestenraedt, chanoine \u00e0 la cath\u00e9drale de Tournai, acquiert la Marli\u00e8re en novembre 1782. Sa famille est originaire de la principaut\u00e9 de Li\u00e8ge, dans le sud du Limbourg hollandais. Ils \u00e9taient barons mais c\u2019est Philippe Joseph Dieudonn\u00e9 de Woestenraedt qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 comte par lettres patentes du 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1744. Le blason familial est de gueules \u00e0 la ramure de cerf d\u2019or accompagn\u00e9 d\u2019un cygne d\u2019argent en c\u0153ur. En 1825, le comte signe un codicille \u00e0 son testament \u00ab dernier vivant des comtes et barons de Woestenraedt \u00bb. Il est donc \u00e0 supposer que cette famille s\u2019est \u00e9teinte apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s. Un terrier de 1791 conserv\u00e9 \u00e0 la cath\u00e9drale de Tournai, illustre le fief de la Marli\u00e8re \u00e0 la fin de l\u2019Ancien R\u00e9gime (fig. 5) (A.C.T., <em>Terrier des faubourgs et pouvoirs de cette ville, <\/em>Terrier n\u00ba 48, 1791).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/TERRIER-48-ORCQ-CENTRE.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/TERRIER-48-ORCQ-CENTRE-1024x889.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1007\" width=\"512\" height=\"445\" srcset=\"https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/TERRIER-48-ORCQ-CENTRE-1024x889.jpg 1024w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/TERRIER-48-ORCQ-CENTRE-300x260.jpg 300w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/TERRIER-48-ORCQ-CENTRE-768x667.jpg 768w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/TERRIER-48-ORCQ-CENTRE.jpg 1198w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/a><figcaption>Fig. 5 : Plan du fief de la Marli\u00e8re (A.C.T., Plan terrier, n) 48, 1791)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong> VI Le si\u00e8ge de Tournai<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le si\u00e8ge de Tournai, la prise de la citadelle ainsi que la bataille de Fontenoy sont des \u00e9pisodes de la guerre de Succession d\u2019Autriche. Le 25 avril 1745, l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, \u00e0 la faveur d\u2019un \u00e9pais brouillard arrive aux portes de Tournai. La ville se rend le 20 mai et la garnison se retranche dans la citadelle pour se rendre un mois plus tard, le 20 juin. Le 11 mai a lieu la bataille de Fontenoy qui voit la victoire des Fran\u00e7ais sur les alli\u00e9s autrichiens, hollandais et anglais. \u00c0 l\u2019occasion de ces op\u00e9rations, Orcq et son ch\u00e2teau sont encore une fois mis \u00e0 contribution.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 27 avril, l\u2019artillerie fran\u00e7aise arrive et installe son parc \u00e0 Orcq. Le jour suivant c\u2019est au tour du corps d\u2019ing\u00e9nieurs de d\u00e9barquer sur place (J. COLIN, <em>Les m\u00e9moires du Mar\u00e9chal de Saxe, <\/em>t. III : <em>Journal du si\u00e8ge de Tournay du 20 avril au 20 mai 1745, <\/em>Paris, p. 1901-1906). L\u2019acte d\u2019inhumation d\u2019Henri du Brocard, commandant en chef de l\u2019artillerie de l\u2019arm\u00e9e du roi, tu\u00e9 \u00e0 Fontenoy, pr\u00e9cise qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 \u00e0 Orcq. Pourquoi ce dernier a t\u2019il \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9 si loin du champ de bataille ? \u00c0 la lumi\u00e8re des informations pr\u00e9c\u00e9dentes, on peut supposer que du Brocard avait ses quartiers \u00e0 Orcq et qu\u2019apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s, on l\u2019ait ramen\u00e9 de Fontenoy vers Orcq pour y \u00eatre enterr\u00e9. Henri Baraillon du Brocard, n\u00e9 vers 1672, a particip\u00e9 \u00e0 de nombreux si\u00e8ges et&nbsp; batailles. Il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 mar\u00e9chal de camp le 20 f\u00e9vrier 1743. Il a dirig\u00e9 les attaques du si\u00e8ge de Tournai et l\u2019artillerie \u00e0 Fontenoy le 11 mai 1745 o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par un boulet de canon (On retiendra aussi qu\u2019il fut l\u2019inventeur de la gargousse, c\u2019est-\u00e0-dire la charge&nbsp; de poudre du canon pour tirer un coup contenue dans son enveloppe). Alexandre Toussaint, cur\u00e9 d\u2019Orcq, \u00e9crit&nbsp; en&nbsp; latin&nbsp; dans&nbsp; son&nbsp; registre&nbsp; des&nbsp; d\u00e9c\u00e8s : \u00ab Le 12<sup>e<\/sup> jour de mai 1745 fut inhum\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise paroissiale d\u2019Orcq noble Henri du Brocard, commandant des camps et arm\u00e9es du roi de France, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral d\u2019artillerie tenant la contr\u00e9e et premier de l\u2019arm\u00e9e du roi en Flandre\u00bb (A.\u00c9.T., <em>Registres des d\u00e9c\u00e8s de la paroisse d\u2019Orcq, <\/em>1745). En mai et juin 1745, deux ing\u00e9nieurs du roi furent \u00e9galement inhum\u00e9s dans l\u2019\u00e9glise d\u2019Orcq : Fr\u00e9d\u00e9ric Godefroy de V\u00e9lard de Paudy le 15 mai et Antoine de Regemorte, le 24 mai ainsi qu\u2019un officier d\u2019artillerie: Nicolas Gabriel de Saint M\u00e9loir de Pannet le 3 juin (A.\u00c9.T., <em>Registres des d\u00e9c\u00e8s de la paroisse d\u2019Orcq, <\/em>1745). Le premier et le troisi\u00e8me sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s sur le coup, le deuxi\u00e8me deux semaines apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 (J. COLIN, op. cit).<\/p>\n\n\n\n<p>Le comte Charles d\u2019Aumale (1688-1750) dirigeant les ing\u00e9nieurs du roi \u00e0 Tournai r\u00e9sidait peut-\u00eatre \u00e0 la Marli\u00e8re. Il a fourni au Mar\u00e9chal de Saxe un m\u00e9moire pour r\u00e9gler la conduite \u00e0 tenir dans la circonvallation de Tournai ainsi que l\u2019estimation du nombre de travailleurs, soit 1800, n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019ouverture de la tranch\u00e9e \u00e0 Orcq, la nuit du 30 avril au 1<sup>er<\/sup> mai (L. CORMONTAINGNE, <em>L\u2019attaque des places, <\/em>Paris, 1835, p. 276). Le comte d\u2019Aumale a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 Mar\u00e9chal de camp devant Tournai le 1<sup>er<\/sup> mai (COURCELLES, <em>Dictionnaire historique et biographique des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais,<\/em> Paris, 1820, p. 229). La pr\u00e9sence d\u2019Aumale au si\u00e8ge est donc av\u00e9r\u00e9e car la tranch\u00e9e ayant \u00e9t\u00e9 ouverte \u00e0 deux endroits, l\u2019un \u00e0 la cense des Mottes \u00e0 Froyennes et l\u2019autre au centre d\u2019Orcq, traversant la propri\u00e9t\u00e9 actuelle de la Marli\u00e8re. On peut&nbsp; raisonnablement supposer qu\u2019il logeait \u00e0 Orcq.<\/p>\n\n\n\n<p>Par contre, on peut affirmer avec certitude que le duc Charles de Fitz-James, commandant des travaux au si\u00e8ge de Tournai a log\u00e9 \u00e0 la Marli\u00e8re. Les m\u00e9moires de Godefroy, t\u00e9moin des faits, le raconte: \u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e0 Orcq, chez milord Saint-James, qui est log\u00e9 au ch\u00e2teau d\u2019Orcq \u00bb et aussi \u00ab Le r\u00e9giment de Saint-Jal a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de se retirer un peu parce qu\u2019il \u00e9tait trop vu du canon de la place ; un boulet de canon a donn\u00e9 dans le toit du ch\u00e2teau d\u2019Orcq, dont un domestique de milord a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9\u00bb (J. COLIN, <em>op. cit., <\/em>p. 173).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019attaque de la ville s\u2019est faite par la porte des Sept Fontaines soit \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 la Chauss\u00e9e de Courtrai arrive \u00e0 Tournai. Le th\u00e9\u00e2tre des op\u00e9rations \u00e9tait situ\u00e9 entre les chauss\u00e9es de Lille et de Courtrai et \u00e0 l\u2019est du rieu d\u2019Orcq, appel\u00e9 dans son cours inf\u00e9rieur, rieu de Maire. Orcq et son ch\u00e2teau o\u00f9 artilleurs et ing\u00e9nieurs du roi \u00e9taient cantonn\u00e9s constituaient donc le point n\u00e9vralgique de commandement des op\u00e9rations du si\u00e8ge de 1745.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-6.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-6.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1010\" width=\"322\" height=\"277\" srcset=\"https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-6.jpg 322w, https:\/\/orcq.be\/histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/12\/FIGURE-6-300x258.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 322px) 100vw, 322px\" \/><\/a><figcaption>Fig. 6 : Plan (d\u00e9tail) des attaques de la citadelle de Tournay, 1745 (collection priv\u00e9e).<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La figure 6 donne le d\u00e9tail du plan de la tranch\u00e9e \u00e0 Orcq (ANONYME, <em>Plan des attaques de la ville et citadelle de Tournai, <\/em>Lille-Paris, 1745).<\/p>\n\n\n\n<p> De a \u00e0 b, le trac\u00e9 de la Chauss\u00e9e de Lille<\/p>\n\n\n\n<p>De c \u00e0 d, le trac\u00e9 du rieu d\u2019Orcq<\/p>\n\n\n\n<p>En 1, l\u2019\u00e9glise encore perpendiculaire \u00e0 la rue du m\u00eame nom \u00e0 cette \u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2, le ch\u00e2teau de la Marli\u00e8re, en 1745.<\/p>\n\n\n\n<p>En 3, le d\u00e9p\u00f4t comme indiqu\u00e9 sur le plan. C\u2019est \u00e0 cet endroit que la tranch\u00e9e de quinze pieds de large a \u00e9t\u00e9 ouverte, celle-ci permettait aux assi\u00e9geants d\u2019approcher la ville \u00e0 couvert. Un tel ouvrage men\u00e9 an\u00e9antissait de fait le travail des agriculteurs. Ce d\u00e9p\u00f4t contenant ce qui \u00e9tait n\u00e9cessaire au si\u00e8ge, devait se trouver approximativement \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 se joignent les fonds des propri\u00e9t\u00e9s de M. M. Lhoir (ancienne ferme O. Bothuyne) et Soudant (ancienne ferme Ghislain) \u2013 parcelle A306 sur le plan Popp (P. C. POPP, <em>Atlas cadastral de Belgique, plan parcellaire d\u2019Orcq, <\/em>vers 1860).<\/p>\n\n\n\n<p>En 4, la Barri\u00e8re (croisement du Chemin Vert et de la Chauss\u00e9e de Lille).<\/p>\n\n\n\n<p>En 5, la tranch\u00e9e proprement dite qui \u00e9tait plus ou moins parall\u00e8le \u00e0 la Chauss\u00e9e de Lille et recevait pr\u00e8s de l\u2019All\u00e9e des Patriotes une branche venant directement de la chauss\u00e9e, sans doute pour en faciliter l\u2019acc\u00e8s. Elle faisait ensuite un coude pour traverser le Chemin Vert et continuer en direction de Tournai.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">FIN DE LA PREMIERE PARTIE<\/p>\n\n\n\n<p>Nous remercions les personnes suivantes pour leur contribution \u00e0 cet article: Pol Baudru, Mireille Beernaerts T\u2019Sas, Th\u00e9r\u00e8se Blaton, Xavier Crombez R\u00e9mond de Montmort, Daniel Del\u00e9caut, Patrice Delobelle, Bernard Desmaele, Romy Gouverneur, Patrick Horlait, Danielle Larivi\u00e8re, Servane et Thierry Letartre, Florian Mariage, Gilbert Monvoisin, Daniel Motte, Jacques Pycke, Francis Taquet, Alain Tripnaux et R\u00e9gine Vergnes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les photos peuvent \u00eatre agrandies par un simple clic. Article publi\u00e9 en 2014 dans les M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 Royale d&rsquo;Histoire et d&rsquo;Arch\u00e9ologie de Tournai &#8211; Tome XIV Page 197 par Bernard Demaire. 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